La Banque du Canada passe à l'acte : la hausse annoncée par Macklem est arrivée
Ce qu'on avait flagué le 18 octobre vient de se concrétiser — contexte, chiffres et impact concret pour les emprunteurs québécois (octobre 2026)
Ce qui vient de se passer
C'est fait : le 28 octobre, la Banque du Canada a relevé son taux directeur de 0,25 %, à 2,50 %. C'est la première hausse depuis juillet 2023 — la fin de deux ans de baisses et de pauses.
Le 18 octobre, dans notre blogue, on vous écrivait que le ton de la Banque avait changé et qu'une hausse n'était « plus écartée ». Dix jours plus tard, c'est arrivé. Le cycle de baisses est terminé.
Pourquoi la Banque a bougé
« Plus la poussée de l'énergie dure, plus le risque qu'elle s'installe dans l'inflation est grand. »
C'est l'essence du message de Tiff Macklem. La flambée des prix de l'énergie — pétrole en hausse, expéditions réduites — tire l'inflation vers 3 %, bien au-dessus de la cible de 2 %. Le gouverneur n'a pas fermé la porte à d'autres hausses si la tendance se maintient.
Le contexte en chiffres
Trois repères pour comprendre où on en est :
Le taux directeur
De 2,25 % à 2,50 % (+0,25 %). Après un sommet à 5 %, puis des baisses jusqu'à 2,25 % et une longue pause, la Banque relève son taux pour la première fois depuis juillet 2023.
L'inflation
L'IPC tourne autour de 3 % depuis plusieurs mois, poussé par l'énergie, et pourrait grimper davantage d'ici la fin de l'année — bien au-dessus de la cible de 2 % de la Banque.
La suite
Macklem a signalé que d'autres hausses restent possibles si l'inflation s'installe. Le risque penche désormais vers le haut, pas vers le bas.
Ce que ça change pour vous
L'impact dépend de votre situation. Quatre cas de figure :
Taux variable
Votre paiement monte. À titre indicatif, sur une hypothèque variable de 500 000 $, chaque 0,25 % ajoute environ 70 $/mois.
Taux fixe
Vous êtes à l'abri : votre taux et votre paiement sont gelés jusqu'à la fin de votre terme. La hausse ne vous touche pas avant le renouvellement.
Renouvellement ou achat à venir
Une préapprobation verrouille un taux de 90 à 120 jours. Quand la prochaine direction pourrait être à la hausse, ce verrou a de la valeur — magasinez tôt.
Premier achat
Les programmes (RAP, CELIAPP, crédits) ne bougent pas avec les taux ; les combiner reste avantageux peu importe la direction de la Banque.
Que faire maintenant
Une hausse n'est pas une catastrophe : c'est un signal. Rien ne justifie de paniquer, mais le cycle de baisses est terminé et le risque penche vers le haut. Le plus utile : connaître votre situation précise — paiement actuel, marge de manœuvre, options si les taux continuent de monter. C'est ce qu'on regarde ensemble en quelques minutes.
Un bon plan se bâtit avant les annonces, pas en réaction. Le risque penche maintenant vers le haut.
La recommandation d'Anthony King
Maintenant que la hausse est confirmée, voici mes constats :
- Le cycle de baisses est bel et bien terminé ; planifier en fonction d'une baisse rapide serait imprudent.
- Si vous êtes à taux variable ou en renouvellement proche, c'est le moment de regarder vos options chiffrées — pas dans six mois.
- Pas de décision par peur : l'objectif, c'est d'avoir un plan prêt dans les deux scénarios (d'autres hausses, ou une pause).
Anthony King, courtier hypothécaire certifié AMF #254937
Faisons le point sur votre situation
Taux variable, renouvellement qui approche ou achat en vue ? Écrivez-moi ou appelez, on regarde vos options ensemble, chiffres à l'appui.