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L’opportunité condo à Montréal — pourquoi 2026 favorise les acheteurs

Inventaire en hausse de 20 %, ventes en baisse de 7,4 %, zéro nouvelle construction : les données de marché que tout acheteur de condo montréalais doit connaître en 2026.

Dernière mise à jour : 9 avril 2026 · Lecture : 10 min

Le marché condo de Montréal : un contexte rare que les acheteurs avertis ne doivent pas rater

Pendant que les maisons unifamiliales se vendent encore en guerre d’offres, le marché du condo montréalais raconte une histoire complètement différente en 2026. Les inscriptions ont bondi de 20 % par rapport à l’année dernière, dépassant la moyenne sur 10 ans. Les ventes ont reculé de 7,4 % en glissement annuel. Le rapport acheteurs-vendeurs, qui définit qui négocie la position de force, s’est inversé en faveur des acheteurs.

Ce n’est pas un effondrement du marché — c’est une correction structurelle créée par plusieurs facteurs convergents : la hausse des frais de condo, les préoccupations liées aux fonds de réserve, l’incertitude économique et le désengagement temporaire des investisseurs. Pour l’acheteur propriétaire-occupant, surtout le premier acheteur, cette fenêtre représente exactement le type d’accès au marché qui apparaît rarement.

Chez Anthony King — Architectes Hypothécaires, nous financement des proprietés condominiales à Montréal depuis plus d’une décennie. Voici notre analyse des données et ce que nous recommandons concrètement aux acheteurs qui envisagent un condo au printemps 2026.

Les chiffres qui définissent le marché condo de Montréal en 2026

Pour comprendre pourquoi 2026 est différent, il faut comparer condo et maison unifamiliale côte à côte. Les deux catégories sont dans le même marché géographique, mais vivent des réalités opposées :

Condos à Montréal

  • Inscriptions en hausse de +20 % sur 12 mois, au-dessus de la moyenne décennale
  • Ventes en baisse de 7,4 % sur 12 mois
  • Prix médians autour de 430 000 $ — sensiblement plus stable que le secteur unifamilial
  • Délais de vente allôngés — les acheteurs ont le temps de faire une inspection et de négocier
  • Zéro nouvelle mise en chantier significative depuis 18 mois

Maisons unifamiliales à Montréal

  • Prix médian en hausse de +7 % sur 12 mois (février 2026)
  • Prix médian autour de 639 000 $
  • Inventaire toujours comprimé — marché de vendeurs persistant
  • Guerres d’offres fréquentes dans les secteurs convoitiés

La divergence est stratégique. Pendant que tout le monde se bat pour les maisons, le segment condo offre un délai de réflexion, un pouvoir de négociation et un point d’entrée 209 000 $ moins cher en valeur absolue. Pour un premier acheteur avec une mise de fonds limitée, l’accès à la propriété par le biais du condo n’a jamais été aussi réaliste à Montréal.

Mais attention : cette opportunité n’est pas indéfinie. Le paramètre clé qui va tout changer est l’absence quasi totale de nouvelles mises en chantier.

Le facteur silencieux : zéro nouvelle construction de condos

Voici le paradoxe de 2026 : l’inventaire actuel de condos est élevé, mais le réservoir futur est vide. Les mises en chantier de condos à Montréal sont pratiquement nulles depuis 18 mois. Pourquoi ? Une combinaison de coûts de construction record (matériaux, main-d’œuvre, taux d’intérêt sur le financement de construction), de marché pré-vente moins dynamique et de promoteurs qui retardent ou annulent leurs projets.

Ce que cela signifie pour l’acheteur d’aujourd’hui : dans 3 à 5 ans, quand les projets actuellement en construction seront livrés et que le pipeline sera à sec, l’inventaire va se comprimer. La demande structurelle — immigration, jeunes ménages, downsizers — n’a pas disparu. Elle est temporairement en attente.

Les acheteurs qui acquièrent un condo montréalais en 2026 achètent donc dans un creux de marché avec un horizon de revalorisation structurel clair. Ce n’est pas de la spéculation — c’est de la lecture de cycle.

Conseil d’Anthony King : un condo acheté aujourd’hui à 430 000 $ dans un bon immeuble bien géré de Griffintown, Verdun ou Rosemont, avec une mise de fonds CELIAPP+RAP optimisée, est potentiellement l’un des meilleurs rapports risque-rendement disponibles sur le marché immobilier québécois en 2026.

Le « sweet spot » du premier acheteur : condo + CELIAPP + RAP + amortissement 30 ans

Le changement réglementaire le plus significatif de 2025 a transformé l’équation financère pour les premiers acheteurs de condos : la SCHL a relevé le plafond d’achat assuré à 1,5 M$ et autorisé l’amortissement sur 30 ans pour les premiers acheteurs. Combinez cela avec le CELIAPP et le RAP, et vous obtenez une puissance d’accumulation de mise de fonds sans précédent.

CELIAPP — Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété

Cotisations déductibles d’impôt jusqu’à 8 000 $/an, maximum à vie 40 000 $. Retraits libres d’impôt pour l’achat d’une première propriété. Combinable avec le RAP. Pour un couple où les deux partenaires sont premiers acheteurs : jusqu’à 80 000 $ combinables à là clôture.

RAP — Régime d’accès à la propriété

Retrait REER jusqu’à 60 000 $ par personne (120 000 $ par couple) pour l’achat d’une première propriété. Remboursement sur 15 ans. Stratégie optimale : utiliser le CELIAPP EN PREMIER (pas de remboursement requis), puis le RAP si nécessaire.

Amortissement 30 ans pour premiers acheteurs

La SCHL autorise maintenant l’amortissement sur 30 ans pour les premiers acheteurs qui achètent une propriété neuve ou existante avec moins de 20 % de mise de fonds, plafond à 1,5 M$. Sur un condo à 430 000 $ avec 5 % de mise de fonds, la différence entre 25 ans et 30 ans est d’environ 195 $/mois — un impact significatif sur la capacité de remboursement.

Scénario concret : un couple de premiers acheteurs avec 30 000 $ en CELIAPP (chacun) et 25 000 $ en REER (chacun) peut mobiliser 110 000 $ de mise de fonds pour un condo à 430 000 $ — soit une mise de fonds de 25,6 %, évitant l’assurance SCHL et réduisant significativement le coût total du financement.

Programme premiers acheteurs →

Les quartiers à surveiller : où acheter un condo en 2026

Le marché condo montréalais n’est pas monolithique. Certains secteurs présentent un meilleur rapport qualité-prix, une meilleure liquidité et un meilleur potentiel de revente. Voici notre analyse par secteur :

Griffintown

Inventaire élevé — excellent pouvoir de négociation. Milieu de vie dynamique, près du centre-ville et du canal Lachine. Précaution : vérifier l’âge de l’immeuble, les frais de condo et l’état du fonds de réserve. Les immeubles de 2012-2016 arrivent à maturité avec des besoins de remplacement importants.

Verdun

Valeurs plus abordables que Griffintown, accès au fleuve, atmosphère de quartier. Les projets de condos boutiques offrent souvent de meilleures finances de syndicat que les grands complexes. Forte demande locative si vous envisagez de louer à terme.

Rosemont — La Petite-Patrie

Marché plus équilibré, bon compromis entre prix et qualité de vie. Excellent accès transport, vie de quartier authentique. Les condos dans les plébiscite à Rosemont maintiennent bien leur valeur grâce à la demande soutenue.

Laval et Rive-Sud

Pour les acheteurs dont le budget est plus serré, Laval (Chomedey, Laval-des-Rapides) et la Rive-Sud (Brossard, Saint-Lambert) offrent un accès au REM et des prix nettement inférieurs à Montréal intra-muros. Les propriétés situées à moins de 800 m d’une station REM sont particulièrement intéressantes pour la revente.

Notre règle : peu importe le secteur, l’immeuble prime sur l’adresse. Un condo bien géré dans un quartier moins prisé surpassera toujours un condo mal géré dans un quartier à la mode. La santé financière du syndicat est le premier indicateur.

Bâtir votre patrimoine à Montréal →

Frais de condo : ce qu’il faut vérifier, ce qui est normal, les drapeaux rouges

Les frais de condo sont la principale raison pour laquelle beaucoup d’acheteurs hésitent devant ce marché. C’est légitime — mais le problème n’est généralement pas le montant des frais, c’est l’état du fonds de réserve.

Ce qui est normal en 2026

  • Frais mensuels de 300 à 600 $ pour un condo montréalais d’une chambre (selon l’âge et les équipements)
  • 15 à 20 % des frais alloués au fonds de réserve pour les grands immeubles
  • Étude de fonds de réserve réalisée au cours des 3 dernières années
  • Assurance du syndicat couvrant la structure, les éléments communs

Drapeaux rouges à vérifier immédiatement

  • Fonds de réserve inférieur à 10 % des besoins estimés sur 10 ans — risk de cotisation spéciale imminente
  • Aucune étude de fonds de réserve dans les 5 dernières années
  • Litièges ou procédures judiciaires en cours contre le syndicat
  • Frais de condo augmentés de plus de 15 % l’année précédente sans explication claire
  • Référence à des travaux majeurs planifiés (toit, ascenseur, fassade) sans provisionnement adéquat

Exigez systématiquement : la déclaration de copropriété, les procès-verbaux des 3 dernières années d’assemblée, les états financiers vérifiés et l’étude de fonds de réserve. Votre notaire et votre inspecteur en bâtiment doivent les avoir avant la signature de la promesse d’achat.

Chez Anthony King — Architectes Hypothécaires, nous signalons à nos clients tout immeuble où le prêteur refuse le financement en raison des finances du syndicat. C’est un signal d’alarme que beaucoup d’acheteurs ne découvrent qu’après avoir signé une promesse d’achat — d’où l’importance de contacter un courtier avant de faire une offre.

Avant de signer une promesse d’achat sur un condo, vérifiez si le prêtateur accepte l’immeuble. Je signale tout problème avant qu’il soit trop tard.

514-647-8663

Droits de mutation (taxe de bienvenue) →

Calculateur taxe de bienvenue →

Financer un condo : ce que les prêteurs regardent

Le financement d’un condo présente des considérations supplémentaires par rapport à une maison unifamiliale. Les prêteurs évaluent non seulement votre dossier de crédit, mais aussi la santé financière de la copropriété elle-même.

Taux d’occupation et location

La plupart des prêteurs institutionnels exigent qu’au moins 50 % des unités soient propriétaires-occupants. Un immeuble à 80 % locataires sera refusé par les grandes banques, même si votre profil personnel est impeccable.

Santé financière du syndicat

Le prêteur examinera l’état du fonds de réserve, les dettes du syndicat, les cotisations spéciales récentes et les litiges. Un syndicat en difficulté financière peut empêcher l’approbation de votre prêt.

Concentration du développeur

Si un seul développeur possède plus de 10 % des unités, plusieurs prêteurs appliqueront une décote ou refuseront. Cela arrive fréquemment dans les nouveaux projets où les invendus restent dans le portfolio du promoteur.

Superficie minimale

La plupart des prêteurs exigent un minimum de 500 à 600 pieds carrés. Les micro-condos trendy peuvent être refusés même si vous avez une mise de fonds de 20 %.

Ce que les acheteurs ignorent souvent : l’approbation hypothécaire pour un condo comprend DEUX évaluations simultanées — votre dossier personnel ET l’immeuble. Chez Anthony King, nous examinons ces critères avant de soumettre votre dossier aux 14 prêteurs de notre réseau, évitant les refus inutiles et les délais.

Préapprobation hypothécaire →

Les 3 conseils d’Anthony King pour les acheteurs de condos au printemps 2026

Après des centaines de transactions condominiales à Montréal, voici mes trois recommandations fondamentales pour naviguer ce marché en 2026 :

  1. Préapprobation avant la visite. Le marché condo peut sembler détendu, mais les bons condos dans les bons immeubles partent vite. Avec une préapprobation en main et un courtier qui connaît les critères des prêteurs pour les copropriétés, vous pouvez vous positionner rapidement sans risquer un refus de financement après signature.
  2. Optimisez votre stack de mise de fonds AVANT de magasiner. CELIAPP, RAP, amortissement 30 ans : chacune de ces options a des règles de qualification spécifiques. Une mauvaise séquence de retraits peut vous faire perdre des milliers de dollars en avantages fiscaux. Consultez un courtier hypothécaire ET un fiscaliste avant de décaisser.
  3. Lisez les états financiers du syndicat avec autant d’attention que l’unité elle-même. La différence entre un bon et un mauvais condo n’est pas toujours visible lors de la visite — elle est dans les procès-verbaux, le fonds de réserve et les déclarations de copropriété. Un inspecteur compétent ET un notaire vigilant sont non négociables.

Anthony King, courtier hypothécaire certifié AMF #254937

Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un conseil financier ou juridique. Le marché immobilier est dynamique ; les données présentées reflètent la situation au printemps 2026. Chaque situation est unique ; consultez un professionnel qualifié avant de prendre toute décision financière.

Questions fréquentes — Condo à Montréal en 2026

Est-ce un bon moment pour acheter un condo à Montréal en 2026 ?

Oui, 2026 est un contexte favorable pour les acheteurs de condo à Montréal. L’inventaire a augmenté de 20 %, les ventes ont reculé de 7,4 %, et les délais de vente se sont allôngés — ce qui donne aux acheteurs le pouvoir de négocier, de faire une inspection et de prendre le temps de choisir. Ce type de marché acheteur dans le condo montréalais est rare et ne durera pas indéfiniment.

Quel est le prix moyen d’un condo à Montréal en 2026 ?

Le prix médian d’un condo à Montréal est d’environ 430 000 $ en 2026, sensiblement plus stable que le secteur unifamilial qui affiche une médiane de 639 000 $. Cette différence de 209 000 $ représente un point d’entrée nettement plus accessible pour les premiers acheteurs à Montréal et dans les secteurs adjacents comme Laval et Longueuil.

Quels quartiers de Montréal sont les plus abordables pour un condo ?

Les secteurs les plus accessibles pour un condo en 2026 incluent Verdun (bon rapport qualité-prix, accès métro), Rosemont–La Petite-Patrie (actif, en développement), et les secteurs de banlieue comme Laval et Longueuil. Pour une propriété sous 400 000 $, ces zones offrent des options réalistes tout en restant proches du centre de Montréal.

Quels frais de condo sont normaux à Montréal ?

Des frais de copropriété (charges communes) entre 300 $ et 600 $/mois pour un 1 chambre à Montréal sont considérés comme normaux selon l’immeuble, son âge et ses équipements. Les immeubles avec piscine, concierge ou stationnement intérieur ont généralement des charges plus élevées. Des frais en dehors de cette fourchette méritent une vérification du fonds de réserve et des états financiers de la syndicat.

Puis-je acheter un condo avec 5 % de mise de fonds ?

Oui, un premier acheteur peut acheter un condo à Montréal avec seulement 5 % de mise de fonds grâce à l’assurance SCHL, pour les propriétés jusqu’à 1 500 000 $. En combinant le CELIAPP (40 000 $ par personne), le RAP (60 000 $ par personne) et l’amortissement de 30 ans, un couple peut assembler une mise de fonds considérable tout en bénéficiant d’avantages fiscaux importants. Un courtier hypothécaire peut optimiser cette combinaison.

Que vérifient les prêteurs pour un prêt condo ?

Pour un prêt hypothécaire sur un condo à Montréal, les prêteurs vérifient notamment : le fonds de réserve de la syndicat (doit couvrir au moins 10 % des actifs), le taux d’occupation (minimum 51 % de propriétaires occupants pour la SCHL), la concentration d’un seul développeur (maximum 30 %), et l’absence de litiges ou de cotisations spéciales importantes. Un courtier expérimenté vérifie ces critères AVANT de soumettre votre dossier.

Prêt à explorer le marché condo montréalais ?

Anthony King compare 14 prêteurs pour votre financement condo — et vérifie les critères d’immeuble AVANT de soumettre votre dossier. Contactez-nous avant de signer quoi que ce soit.

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